Article Ouest France, 29 mars 2015

Pour le président du MoDem, les résultats des départementales sont une sanction « forte », « brutale » pour le gouvernement. Sans pour autant être un vote d’adhésion à l’UMP.

Pour François Bayrou, le président du Modem, le vote sanction contre la gauche est fort et brutal. Mais ne doit pour autant pas être considéré comme un vote d’adhésion à l’UMP. | AFP

« Je ne pense pas qu’un vote sanction soit un vote d’adhésion, l’adhésion il faut la construire », a déclaré François Bayrou à i-Télé, assurant : « Il reste un grand travail devant nous, devant nous tous, devant toutes les formations politiques ».

François Bayrou s’est dit « satisfait » que les Pyrénées-Atlantiques « basculent vers le centre et ses alliés de droite », et que « six » des huit nouveaux élus des cantons de Pau soient issus de la « majorité municipale ». Selon lui, les élus d’opposition doivent maintenant « construire une adhésion et une confiance, qui pour l’instant demeurent à bâtir ».

L’opposition : vecteur de ce vote sanction

« Pour cela il faut changer les pratiques politiques, il faut avoir (…) des mots différents, une manière différente de prendre les problèmes et de s’adresser aux Français », a expliqué l’élu centriste. « Bien sûr (…) l’UMP, et les autres formations de l’opposition, (…) ont été le vecteur de ce vote sanction. C’est naturel, c’est la règle à toute élection, que chacun dise qu’il l’a emporté », a-t-il ajouté.

« Tout reste à bâtir »

Mais « une sanction, ce n’est pas encore, et de très loin, une adhésion. Je ne crois pas que les Français se soient entièrement reconnus dans la manière dont la politique est faite ces dernières années, par la majorité sûrement pas, et même par l’opposition », a insisté M. Bayrou. « Je pense que tout reste à bâtir, mais en tout cas, à l’échelon national et à l’échelon local, bien sûr ce résultat est un encouragement », s’est-il réjoui.