Pierre Vogt, délégué départemental du MoDem de la Manche et conseiller régional de Normandie, annonce son soutien à Alain Juppé dans le cadre de la primaire de la droite.

« Les 20 et 27 novembre prochains, centriste de toujours, j’irai participer à une primaire initiée par un parti de droite et j’irai voter sans hésitation pour un homme, Alain Juppé, qui a créé l’UMP en 2002 et en a été son premier président.
Je le ferai parce que je suis très profondément convaincu que c’est là l’intérêt du pays.
Même à une place modeste, un responsable politique doit faire des choix utiles, des choix qui tiennent compte de tous les enjeux. Or ceux-ci sont graves.
Le premier est celui de l’incarnation du pays. Ne nous moquons pas de ce qui peut apparaître comme un symbole. L’histoire nous apprend qu’elle est essentielle pour la France.
Je la sens menacée. La réduction du septennat en quinquennat est une cause première. La succession d’un président qui regarde passer la fonction avec un sourire ironique à un président qui courait devant en la chahutant est alarmante.
J’espère un homme qui saura être exactement président.
Le second enjeu est celui du rassemblement. Et ce n’est pas galvaudé. Bien entendu, nous n’assisterons pas en juillet prochain à la fusion de la nation autour d’un président – père de famille, loué par les Français de tous bords.
Mais il faut un président qui aura construit sa campagne sur l’inclusion de tous et non sur l’exclusion de telle ou telle composante de la nation. C’est fondamental.
Le troisième est celui de la fonction : le président est chef de l’Etat. Cela signifie qu’il doit en être le constructeur et non le démolisseur. Je sais les défauts (considérables) de la technostructure et les dérives inadmissibles de l’esprit de corps qui remplace trop souvent le sens de l’intérêt public. Mais il s’agit de défauts, pas de tares. Le président doit savoir diriger ses fonctionnaires, avec eux, pas contre eux.
Le quatrième enjeu est celui d’une conduite ambitieuse du pays, de la capacité de fixer des objectifs stratégiques puis de mettre en oeuvre les moyens nécessaires avec courage sans avoir peur de déplaire momentanément. Il faut pour cela en avoir le caractère mais aussi être en situation de le faire. Je crois que les deux conditions sont réunies.
A ces quatre raisons, j’en ajouterai une autre. François Bayrou soutient Alain Juppé.
Il y a beaucoup d’intelligence dans ce soutien. Il a beaucoup de grandeur dans ce soutien.
Il faut être pragmatique. Pour atteindre cet objectif, je ne resterai pas spectateur de la primaire. »

Romain Désiré dit Gosset

Président du Mouvement Démocrate de la Manche

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