Lors de la séance de questions au gouvernement, ce mardi 14 novembre 2017, Marielle de Sarnez a interrogé le Premier ministre au sujet de la situation au Liban. Retrouvez l’intégralité de sa question ci-dessous et la réponse d’Edouard Philippe.

« Ma question s’adresse au Premier ministre.

La situation au Liban inquiète tous les Français attachés au lien séculaire entre la France et ce pays ami, avec lequel nous partageons tant. La démission surprise du premier ministre libanais, annoncée le 4 novembre dernier depuis l’Arabie Saoudite, suscite beaucoup d’inquiétude chez tous les amis du Liban.

Le Président de la République du Liban, Michel Aoun, a déclaré publiquement douter que cette décision ait été prise, « de son propre chef » et s’est inquiété d’éventuelles restrictions à la liberté de M. Hariri.

Les incertitudes qui pèsent sur les circonstances réelles de cette décision, le fait que le premier ministre ne soit toujours pas rentré à Beyrouth, apparaissent comme autant de menaces pouvant mettre en danger la stabilité future du Liban, et, d’une manière plus générale, de la région.

Les craintes sont vives que le Liban ne devienne, une nouvelle fois, la victime des rivalités et des affrontements entre ses pays voisins et leurs alliés.

Le Président de la République française a rappelé l’attachement de la France à « la stabilité, la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du Liban. »

La Commission des Affaires étrangères a demandé à Jean-Yves Le Drian, qui doit se rendre demain en Arabie Saoudite, de venir, dès son retour, informer la commission sur l’évolution de la situation.

Mais, eu égard aux liens historiques d’amitié qui lient la France et le Liban, pouvez-vous, nous dire d’ores et déjà, Monsieur le premier ministre, comment la France entend agir pour que soient respectées l’indépendance, et la sécurité du Liban ? »

Romain Désiré dit Gosset

Président du Mouvement Démocrate de la Manche

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