Ces vœux pour 2018, ils s’adressent d’abord à vous. À vous qui avez pris quelques minutes pour les partager. Ils s’adressent aux vôtres, à vos proches, à votre famille, à ceux que vous aimez. Et ce sont des vœux très simples, les mêmes que l’on redit chaque année, pour que s’éloignent les chagrins et qu’au contraire se multiplient les moments heureux, les moments de succès. Bonne année d’abord à vous.

Bonne année -vous comprendrez que ce chapitre passe en premier- bonne année pour la ville de Pau que j’ai l’immense chance d’administrer. C’est une ville en pleine métamorphose. Ceux qui la visitent ou ceux qui y vivent le savent bien. Sortent de terre des réalisations inédites, originales avec un réaménagement du centre-ville, avec la création d’un magnifique jardin en plein centre-ville de deux kilomètres de long qui s’appelle le ravin du Hedas. Et puis aussi avec les nouvelles halles et le nouveau stade qui vient d’être inauguré. Autant de visages nouveaux pour la ville. Mais pour moi le plus important de tout, ce n’est pas le bâtiment, ce ne sont pas les bâtiments, ce n’est pas l’urbanisme. Le plus important de tout sont les femmes et les hommes qui forment cette ville, qui partagent sa vie. Il y a une chose qui me frappe depuis longtemps c’est que nous vivons dans un temps, dans un siècle où l’ennemi public numéro 1, c’est la solitude. Nous voulons faire de notre ville la ville anti-solitude par excellence. Alors nous allons mettre en place un grand plan pour que cet ennemi public qu’est la solitude recule et qu’au contraire la rencontre, la solidarité et le compagnonnage aient droit de cité dans cette ville.

Des vœux aussi pour notre agglomération toute nouvelle. 31 communes, 165 000 personnes, l’agglomération Pau-Béarn-Pyrénées dans lequel un magnifique travail est en train de se faire et je veux dire ma gratitude à tous les élus qui ont laissé de côté leurs singularités pour former une équipe au service de cette communauté d’agglomération.

Et le même mouvement va se poursuivre en 2018 puisqu’en 2018, le Béarn tout entier va se réunir pour porter son avenir et son image – toutes les communes et les agglomérations – pour former un pôle métropolitain, c’est le nom juridique, et qui sera le Pays de Béarn qui va trouver ainsi la force et la puissance de construire son avenir.

Et puis ce sont des vœux bien entendu pour notre pays. Ce sont des vœux pour la France. Et le premier de ces vœux, c’est que se poursuive en 2018 l’élan du printemps 2017. Cet élan qui est né de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République qui nous a offert une chance unique, sans précédent. C’est que un pays qui semblait découragé depuis des années et des années a retrouvé son optimisme, a retrouvé le goût de vivre, le goût en tout cas d’affronter tous les défis qui se présentent à lui. C’est une formidable chance. Il faut qu’elle se renforce en 2018. Deuxième vœu pour la France. C’est que ceux qui en ont la charge, d’abord les citoyens -parce que dans une démocratie, la responsabilité première, elle appartient aux citoyens- et puis ceux qui la gouvernent autour du président de la République, du gouvernement, de la majorité dans laquelle le Mouvement Démocrate tient toute sa place, saisissent qu’il faut mener de front le travail pour l’efficacité -on est en train de faire des pas importants pour la santé économique du pays- et le travail pour la justice. Efficacité et justice. C’est exactement cela le signe distinctif du nouveau projet que la France est en train de construire. C’est le deuxième vœu que je formule pour le pays. Troisième vœu. Que notre vie publique s’installe dans ce nouveau climat que 2017 a promis. Et pour cela il faut que les institutions changent pour que nous apprenions à vivre et à travailler ensemble même si il y a entre nous des nuances, des différences parfois même des confrontations. Cette compréhension mutuelle, c’est le fruit que nous devons attendre de nos institutions. Et puis quatrième vœu, il va de soi. Nous savons tous que rien ne peut se faire si l’Europe ne se forme pas, ne se construit pas. Parce qu’aucun des défis qui sont ceux de la planète ne peut être relevé autrement, ni le développement durable, ni la protection de l’environnement, ni les très grands changements qui tiennent aux technologies de l’information, ni les problèmes de fiscalité et d’évasion fiscale. Tout cela ne peut se traiter que si l’Europe est forte. Et pour cela il faut une voix et cela doit être la voix de la France.

La responsabilité particulière de la France de penser l’Europe nouvelle et de donner à cette Europe nouvelle l’inspiration, la volonté qui lui permettra de se faire, c’est le quatrième vœu que je forme.

A ce vœu est rattaché le fait que si l’Europe existe, et bien cela signifiera qu’il y aura un nouvel équilibre dans le monde. Un monde qui est aujourd’hui tellement déstabilisé, tellement dangereux où on a l’impression que chaque pas est risqué en raison des incertitudes ou des foucades de grands dirigeants de la planète. En tout cas, l’Europe est un élément de stabilité et il faut la construire.

Tout cela au fond se résume en un vœu que la promesse que porte en elle la France -promesse à l’égard de ses citoyens et promesse à l’égard du monde- cette promesse devienne ou redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une raison de vivre pour chacun d’entre nous. Très bonne année 2018.