Marielle de Sarnez, présidente de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, et première vice-présidente du Mouvement Démocrate, était l’invitée de France 24 ce samedi 14 avril à 17h00, et s’est exprimée sur les derniers événements concernant la Syrie. Nous vous invitons à revoir cette interview.

Le veto russe a paralysé l’action des Nations Unies sur la question syrienne. Il fallait agir hors mandat de l’ONU ?

C’est un fait. Le véto russe a empêché de prendre des décisions. C’est un fait que nous avons une systématisation du véto russe sur toutes les questions. Même si la semaine dernière, on a cru à un moment que même la Russie allait être favorable à la remise en place d’un mécanisme conjoint, ça n’a finalement pas été le cas. Donc si nous n’avons pas une unanimité et si la Russie ne lève pas son véto, ça rend très difficile de faire les choses. L’ambassadeur français auprès de l’ONU n’a fait que nous remettre en face de la réalité. Il a aussi parlé de la feuille de route politique et je trouve cela extrêmement important, dans le cadre de l’ONU, en disant que nous devions travailler à une solution politique durable, et je vous le redis, c’est la seule hypothèse crédible. On ne gagne pas un conflit uniquement par le militaire, on sort d’un conflit, on termine une guerre, en essayant de construire la paix.

La Syrie va être le seul sujet que Emmanuel Macron et Vladimir Poutine vont discuter lorsqu’ils vont se rencontrer prochainement ?

Je pense qu’il y a d’autres questions, probablement pour le président russe et pour le président français, ayant trait peut-être à l’environnement européen ou proches de l’Europe, plus proches de nous que la Syrie, mais la Syrie est une question centrale : on voit bien que la présence russe, arrivée au moment ou Assad était en train de faiblir, a conforté le régime d’Assad, et notamment dans la reprise des territoires. Aujourd’hui, on a quand même des territoires qui sont à peu près repris dans leur ensemble, d’une part par le gouvernement syrien et d’autre part par les Kurdes. Eux aussi les Kurdes, je le dis et j’en profite pour dire qu’il faudra aussi qu’ils soient associés à cette feuille de route de sortie de crise durable.

Et cela vous en parlerez lors du débat à l’Assemblée la semaine prochaine. Merci beaucoup Marielle de Sarnez d’avoir été notre invitée.

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