Lors de la séance de questions au gouvernement, Nicolas Turquois a interrogé Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, au sujet des mesures annoncées par le président de la République à destination des quartiers défavorisés de notre pays. Le député de Vienne a notamment salué les réponses données par l’exécutif, rompant avec le « saupoudrage de mesures » et plans de ville, proposés par les gouvernements précédents.

Retrouvez la vidéo et le texte de sa question, ainsi que la réponse du ministre :

 

[Seul le prononcé fait foi]

Le Président de la République a annoncé en début d’après-midi une série de mesures destinées aux quartiers défavorisés de notre pays. Ces banlieues, ces villes de tailles moyennes, ces territoires ruraux, ont le sentiment d’être soit laissés pour compte, soit au contraire stigmatisés pour les problèmes que l’on y rencontre.

Ce sont avant tout des lieux où vivent de gens, nos concitoyens avec qui nous vivons et que nous rencontrons tous les jours, qui y travaillent, se côtoient, le plus normalement du monde.

Il est temps de considérer l’ensemble des questions : la question sociale, celle de la pauvreté plus importante qu’ailleurs, la promiscuité qui augmente les tensions et qui rend la tâche plus difficile à tous ceux qui font tout pour s’en sortir, pour améliorer leur quotidien, celui de leur famille.

C’est à ceux-là en priorité que l’Etat et la société doivent apporter des réponses en les soutenant dans leur volonté d’émancipation.

Ces réponses, pour être efficaces, ne doivent pas conduire à une mise à l’écart de ces quartiers, ni au saupoudrage des mesures. Trop souvent, en multipliant les plans, les outils spécifiques, on a contribué à faire des habitants des citoyens d’exceptions, des quartiers défavorisés des lieux à l’écart de la règle républicaine commune.

Le groupe Mouvement Démocrate insiste sur la nécessité absolue de raccrocher  ces territoires pour les inscrire dans la continuité républicaine.

La Président de la République a annoncé ce matin qu’il entendait y répondre en leur donnant « les mêmes droits et des droits réels ».

Voilà bien l’essentiel. Tout ne peut passer par la seule question des moyens, il nous faut travailler sur la cohérence des politiques que nous menons, entre la rénovation urbaine, importante, et la place de l’école, de l’éducation à la civilité, de la politique de l’emploi, de la mixité sociale.

Monsieur le ministre, dans l’objectif dessiné par le Président de la République, comment le Gouvernement compte-t-il répondre à cette impératif de cohérence de l’action pour donner un avenir à tous les territoires les plus défavorisés ?

Voir l’article sur le site de nos parlementaires.