Retrouvez ci-dessous le portrait de Marielle de Sarnez et de son action au sein de la commission des affaires étrangères, par le quotidien La Lettre A.

Marielle de Sarnez devrait rendre public la semaine prochaine le bilan de la commission des affaires étrangères. Celle qui place sa trajectoire politique sous l’égide de Simone Veil cultive ses réseaux démocrates-libéraux, tout en jouant sa propre partition sur les sujets liés à l’immigration. 

Désignée présidente de la commission des affaires étrangères le 29 juin 2017, dans la foulée de sa démission du ministère des affaires européennes après l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’affaire des collaborateurs parlementaires du Modem, Marielle de Sarnez impose en toute discrétion sa marque démocrate-chrétienne à l’Assemblée. Au sein de cette commission, qui a examiné 35 traités internationaux et en a adopté 20 depuis le début de la législature, l’élue centriste entend désamorcer les clivages partisans en relayant l’action diplomatique de Jean-Yves Le Drian et d’Emmanuel Macron. Cet engagement ne l’empêche pas de jouer peu à peu sa propre partition sur certains sujets, comme ceux liés à la crise migratoire. 

 

Un centrisme œcuménique 

Sans se départir de son œcuménisme centriste, Marielle de Sarnez revendique de bonnes relations avec l’ensemble des 73 députés de la commission affaires étrangères, de Jean-Luc Mélenchon – avec qui elle co-préside un groupe d’études sur l’Antarctique et l’Arctique, à Nicolas Dupont-Aignan. Au sein de la commission, Marielle de Sarnez retrouve quelques compagnons du Modem, comme le whip du groupe Michel Fanget et le vice- président de l’Assemblée Sylvain Waserman. Siégeant sous une mappemonde qui domine la salle de la commission, l’élue centriste s’appuie sur Lætitia Saint-Paul, whip du groupe La République en marche (LREM) chargée d’organiser les votes des marcheurs. Officier de carrière de l’armée de terre, cette dernière s’est rapidement imposée sur les questions de sécurité européenne et de défense comme rapporteure pour avis de la loi de programmation militaire 2019-2025. Dans cette mouvance centriste, Marielle de Sarnez est également proche de l’ex-UDI, Maurice Leroy, chargé du suivi de la Russie. 

Au sein de la commission des finances, Marielle de Sarnez dispose de plusieurs alliés élus sous l’étiquette Modem comme Jean-Louis Bourlanges, qui siégeait à son côté à Strasbourg. Elle déjeune chaque semaine avec les jeunes porte-parole du parti et députés Modem Jean-Noël Barrot et Sarah El Haïry et travaille en étroite collaboration avec Marc Fesneau, président du groupe centriste au Palais Bourbon. 

 

Des réseaux bruxellois de longue date 

Elue du Parlement européen de 1999 à 2017, Marielle de Sarnezest une familière du microcosme européen. Elle a noué des liens avec l’actuel conseiller diplomatique de l’Elysée Philippe Etienne, avec qui elle travaillait régulièrement lorsqu’il était représentant permanent de la France à Bruxelles entre 2009 et 2014. La députée proche de François Bayrou est régulièrement invitée à l’Elysée et fréquente plus assidument encore Matignon, où de nombreux conseillers ont soutenu comme elle la candidature d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite. C’est également une proche du diplomate François Zimeray, ex-ambassadeur de France au Danemark et survivant de l’attentat de Copenhague de 2015, rencontré sur les bancs du Parlement européen quinze ans plus tôt. La patronne de la diplomatie parlementaire cultive également l’amitié de Michel Barnier (LR), vice-président de la Commission européenne qu’elle connaît depuis l’âge de 20 ans. Député européen, l’ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt, pressenti pour succéder à Jean-Claude Juncker à la tête de la commission européenne, est un interlocuteur régulier et privilégié. 

Dans ces cercles européens, Marielle de Sarnez partage sa ligne de crête européenne avec le francophile Sandro Gozi, ministre des affaires européennes de Matteo Renzi avec qui elle a co-signé L’Urgence européenne en 2014. Au- delà du protocole, elle entretient d’excellentes relations personnelles avec Tom Tugendhat, à la tête de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes du Royaume- Uni, interlocuteur privilégié sur le Brexit. Son homologue au Bundestag, Norbert Röttgen, est également considéré comme un partenaire stratégique. 

 

Des réseaux asile et immigration 

La centriste a longtemps travaillé sur les enjeux migratoires, menant plusieurs missions d’observations notamment dans les Balkans ou au Sahel avec Nathalie Griesbeck, député européen dont elle partage toujours les engagements et qu’elle fréquente assidûment. La présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, est également une amie. Enfin, à l’occasion de missions liées aux migrations, l’élue centriste s’est souvent retrouvée en phase avec les positions de Louise Harbour,représentante spéciale pour les migrations à l’ONU, avec qui elle échange régulièrement sur ces questions. 

 

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