Le secrétaire général du Modem assurera le suivi des questions environnementales pour la compte de la France à partir du 10 décembre

Yann Werhling, le secrétaire général du Modem, vient d’apprendre sa nomination au poste d’ambassadeur de l’environnement. Rattaché au ministère des Affaires étrangères, Werhling va ainsi occuper une fonction qui existe depuis 2000. Celle-ci consiste à suivre toutes les négociations internationales sur la biodiversité, au nom de la France et dans le cadre de l’ONU.

Le conseiller régional d’Ile-de-France et conseiller de Paris s’est dit «très honoré» d’avoir été nommé. «C’est un engagement de très longue date pour moi, et j’en suis enthousiaste», a-t-il annoncé sur Twitter. La France compte déjà trois ambassadeurs sur ces questions environnementales: Brigitte Collet sur le climat, Ségolène Royal pour les «pôles» et Yann Werhling aujourd’hui concernant la biodiversité. L’élu Modem suivra notamment de près l’accord de Nagoya de 2010, dont les modalités doivent être définies pour 2020-2030. Cet accord, ratifié par 114 pays, s’inscrit dans le même cadre de l’accord sur le climat Cop 21 et il existe d’ailleurs une réflexion pour envisager leur fusion.

Pour assurer cette mission à 100% comme il souhaite le faire, Yann Werhling sera probablement obligé de quitter ses fonctions de secrétaire général du Modem. Le nom de Jean-Noël Barrot, fils de Jacques Barrot et député des Yvelines, est évoqué en coulisses pour prendre la relève au sein du parti centriste. Pour sa nomination au poste d’ambassadeur, Yann Werhling a pu compter sur le soutien d’Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, François de Rugy et François Bayrou.

Yann Wehrling est né le 3 juillet 1971 à Strasbourg. Il s’est engagé très tôt dans le domaine de la protection de la nature. Il fut secrétaire national des Verts (2005-2007) et porte-parole du MoDem (2008-2017). Il a aussi signé deux ouvrages «La France à l’En-Vert» aux éditions de l’Archipel (2006) et «Le changement climatique c’est maintenant» aux éditions du Belvédère (2015).

Voir l’article sur le site du Figaro.